Handicap psychique

Depuis quand le handicap psychique est-il reconnu ?

 

Alors que le rapport PIEL et ROELAND (2001) démontre que les troubles psychiques sont depuis des années la première cause d’attribution de pensions d’invalidité par la sécurité sociale et la deuxième cause de demande d’Allocation Adulte Handicapé,

Il faudra attendre 2005, après un long combat d’associations de patients en psychiatrie (FNAPSY) et de familles de malades (UNAFAM) pour que le handicap psychique soit introduit au sein de la définition générale du handicap en France :

Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

(Constitue un handicap) « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou trouble de santé invalidant. »

 

Cette loi apporte des évolutions dans le but de répondre aux attentes des personnes en situation de handicap dans cinq grands domaines : la compensation, la scolarité, l’emploi, l’accessibilité, les Maisons départementales des personnes handicapées.

Comment définir le handicap psychique ?

 

Le handicap psychique, désormais reconnu, est secondaire à la maladie mentale ou psychique. Il désigne les conséquences sociales, les restrictions de participation et les limitations d’activités des personnes qui en sont atteintes.

Deux dimensions doivent également être prises en compte dans l’approche du handicap psychique d’une personne : le vécu subjectif de l’ensemble de ses restrictions et limitations et la stigmatisation dont elle fait l’objet.

Les différents troubles pouvant entrainer un handicap psychique :

 

– Les troubles psychotiques (ex. la schizophrénie)

– Les troubles de l’humeur (ex. trouble bipolaire)

– Les dépressions sévères

– Les troubles anxieux (ex. les phobies, les troubles obsessionnels compulsifs)

– Les troubles graves de la personnalité (ex. personnalité borderline)

 

Dans quelles situations parle-t-on de handicap psychique ?

 

Lorsque l’on observe un dysfonctionnement de la personne caractérisé par des perturbations graves, chroniques ou durables du comportement ou de l’adaptation sociale qui entrainent une gêne importante dans le quotidien, qui limitent ses activités et son niveau de participation (ex obtenir et garder un emploi, gérer son logement…)

Ces troubles peuvent être plus ou moins intenses, ponctuels ou permanents ou encore plus ou moins précoces.

Ils entrainent une souffrance importante de la personne.

L’UNAFAM cite cinq domaines qui peuvent être altérés de la vie courante d’une personne en situation de handicap psychique :

  • La capacité à prendre soin de soi
  • La capacité à établir des relations durables
  • La capacité à se former et à avoir une vie professionnelle
  • La capacité à se maintenir dans un logement
  • La capacité à organiser une vie sociale et des loisirs

Quelles sont les particularités du handicap psychique ?

 

  • La fluctuation dans le temps et en intensité des difficultés d’adaptation de la personne, en lien avec l’évolution des troubles psychiques qui sont à l’origine du handicap
  • Des capacités intellectuelles préservées
  • Une variabilité de la demande d’aide à l’environnement santé, social et familial.

 

Quelles sont les différences entre handicap mental ou intellectuel et handicap psychique ?

Tableau détaillé entre handicap intellectuel et handicap psychique

Schéma extrait de la présentation du REHPSY Rhône Alpes